En préambule de réunion de CSE la CGT fait une intervention, visible à la fin de ce CR
1. Situation économique
La Direction indique que les résultats économiques sont jugés satisfaisants.
La CGT souligne néanmoins que, sur les petits sites voire plus grands, les salariés travaillent dans des conditions générant une charge de travail importante, les obligeant à travailler en permanence dans l’urgence.
Cette situation présente des risques accrus, notamment en matière de chutes et de risques psychosociaux.
La CGT demande donc à la Direction d’identifier rapidement des solutions adaptées afin de prévenir ces risques.
2. Ouvertures de sites
Les ouvertures suivantes ont été évoquées :
- CIC
- CMA CGM (Millessence)
- ADP
La Direction informe que les dossiers EXALT seront désormais administrés par la Direction opérationnelle d’EUREST.
Madame Sonia Touffut assure momentanément la direction d’EXALT.
3. Point sur les sites AFPA
Un groupe de travail opérationnel a été mis en place afin d’organiser la fermeture progressive des sites AFPA et d’accompagner les salariés concernés vers un repositionnement au sein des restaurants des régions concernées.
Entre mars 2026 et mars 2027, l’ensemble des sites devraient fermer progressivement, avec une première vague de 32 établissements à compter de fin mars 2026.
Une adresse dédiée a été mise à disposition des salariés pour toute information complémentaire :
Intervention de la CGT – Fermeture des sites et accompagnement des salariés
La CGT rappelle que cette situation concerne un nombre important de salariés, dans un contexte d’incertitude juridique et organisationnelle lié aux consultations en cours.
Demande de clarification du calendrier
La CGT demande la mise à disposition d’un document prévisionnel précisant :
- les sites concernés par vague de fermeture,
- les périodes estimatives,
- le nombre de salariés impactés par établissement.
L’absence de visibilité actuelle génère une forte anxiété parmi les salariés.
Reclassement
Bien que la Direction affirme vouloir repositionner l’ensemble des salariés, plusieurs difficultés terrain sont identifiées :
- absence de mobilité pour certains salariés,
- éloignement géographique incompatible avec les transports en commun,
- contraintes personnelles ou familiales légitimes,
- absence de bassin d’emploi interne sur certains territoires.
La CGT demande une anticipation des situations où le reclassement pourrait s’avérer impossible.
La CGT propose :
- la mise en place rapide d’entretiens individuels systématiques,
- une cartographie des situations (mobilité, contraintes familiales ou géographiques),
- l’identification anticipée des situations à risque.
Mesures d’accompagnement
Bien que la Direction indique ne pas être dans un cadre de type PSE ou RCC,
La CGT demande l’étude de dispositifs complémentaires :
- formations de transition professionnelle,
- accompagnement vers l’emploi externe,
- étude d’un dispositif de type RCC si nécessaire,
- accompagnement renforcé pour les salariés des zones rurales.
En cas d’échec du reclassement
La CGT prend acte de l’application des droits légaux, notamment le préavis légal de deux mois (suivant ancienneté) en cas de licenciement, tout en rappelant que cette situation doit être évitée par une anticipation suffisante.
Conclusion :
La CGT demande :
1. Un point d’étape officiel sur le calendrier,
2. Un plan d’accompagnement formalisé,
3. Une communication claire et rassurante auprès des salariés.
4. Intempéries
Il a été signalé que certains salariés ayant travaillé lors d’épisodes d’intempéries ont bénéficié d’un jour de repos en reconnaissance, ce qui a suscité des incompréhensions.
La CGT rappelle que toute reconnaissance doit être appliquée équitablement à l’ensemble des salariés concernés, quel que soit leur statut.
La Direction indique ne pas avoir connaissance de cette situation.
5. Prime de nettoyage
Aucune suppression de la prime de nettoyage n’est prévue.
Elle reste maintenue dès lors que le salarié est contraint de nettoyer ses vêtements professionnels à ses frais.
6. Partenariat Top Chef
Le partenariat avec l’émission Top Chef est en cours de renouvellement après une première année basée sur les fiches recettes.
La Direction précise qu’il reste difficile de quantifier précisément les ingrédients utilisés par plat, ceux-ci étant intégrés dans des recettes globales.
Toutefois, le prix de revient fixé à 9,90 € permettrait d’assurer la rentabilité du partenariat.
7. Données sociales
La CGT interroge la Direction sur l’analyse des démissions, dont la mise en place est attendue depuis un an.
La Direction indique que le processus est désormais en cours de déploiement et devrait être opérationnel prochainement.
8. Heures supplémentaires
Suite aux nouvelles jurisprudences relatives aux heures supplémentaires, les paramétrages nécessaires seront réalisés par le service paie.
9. Prévoyance
Il est rappelé aux salariés l’importance de compléter le volet relatif à la prévoyance.
En cas de décès, seules les personnes désignées dans ce document pourront bénéficier des prestations prévues.
L’ordre du jour étant épuisé la séance est levée
Votre équipe CGT Compass
ANNEXE INTERVENTION CGT COMPASS
La CGT tient à dénoncer la mise en place du « Process Sanction en cas de non-respect des bonnes pratiques d’hygiène » (Version 2026).
Ce document, loin d’être une simple mise à jour technique, constitue une attaque frontale contre les droits des salariés et les prérogatives des représentants du personnel.
1. Une entrave majeure au dialogue social
La Direction s'octroie le droit d'outrepasser ses obligations légales. Ce process n'a fait l'objet d'aucune information ni consultation préalable auprès du CSE Central, du CSE, de la CSSCT ou des RP-CSSCT, pas plus qu'auprès des organisations syndicales.
Pourtant, ce document modifie substantiellement les conditions de travail et le régime disciplinaire :
• Modification du Règlement Intérieur : En automatisant des sanctions (Blâme/Avertissement) selon des critères fixes (PNNI < 12, locaux encrassés), la Direction modifie de fait le règlement intérieur sans respecter la procédure légale de dépôt et de consultation.
• Modification des conditions de travail :
Ce process transforme radicalement la mission des gérants et chefs de secteur en les obligeant à devenir des agents de sanction administrative.
2. Une surcharge administrative injustifiée pour les managers
Le process impose au Chef de Secteur (CDS) ou au Directeur Régional (DR) d'être le signataire et le décisionnaire des sanctions. La CGT conteste cette surcharge :
• Le chef d’établissement a déjà une charge de travail saturée ; lui imposer la gestion disciplinaire brise le lien de confiance terrain.
• Nous demandons que la gestion des courriers reste une prérogative du service RH. Le manager doit rester un vecteur de pédagogie et de formation, non un "bourreau" administratif.
3. Nos propositions : Des moyens humains plutôt que la peur
L’hygiène ne s’impose pas par la menace, mais par l'adhésion. Les chefs d'établissement remontent que les formations actuelles sont obsolètes et que les responsables RQNR ne passent que pour contrôler, jamais pour accompagner.
La CGT revendique :
• La création de "Référents Hygiène de Secteur" : Un budget pour des experts mobiles (1 pour 5 à 10 sites) qui assurent un accompagnement pédagogique quotidien (traçabilité, températures, gestes métiers) plutôt que des audits "couperet".
• Le passage de la contrainte à la conviction : L'objectif est d'acter les points d'amélioration avec le gérant plutôt que de déclencher systématiquement un blâme.
Conclusion :
Ce process est juridiquement fragile et socialement violent.
La CGT exige sa suspension immédiate tant que les instances représentatives n'ont pas été valablement consultées et que des moyens humains et matériels réels ne sont pas mis en face des exigences demandées.
La CGT réaffirme, le ras-le-bol des chefs d’établissement, la surcharge de travail, également celle des Chefs de secteur, le ras-le-bol des équipes, est existant !!
Il est préférable de mettre en place des équipes de référents afin de soutenir et d’aider plutôt que la mise en place de pression par les sanctions