Compte rendu librement inspiré de la réunion CSE SMS de juin 2026



Élus CGT présents : Rémy Tharreau, Francisca Nteka, Luc Pelay, Patrick Charles, Béatrice Roux, Lakhdar Djellel et Jacques Calilhanna.

Effectifs

L'effectif de Medisco est de 4 810 salariés, auxquels s'ajoutent 1 583 contrats d'intérim. L'entreprise a enregistré 15 démissions.

Concernant ces démissions, la CGT s'interroge sur leurs causes et estime qu'il serait pertinent d'en connaître les raisons afin d'identifier d'éventuels dysfonctionnements et d'améliorer les conditions de travail.

La direction propose la mise en place d'un QR code anonyme permettant aux salariés de répondre à un questionnaire afin de recueillir des données statistiques sur les motifs de départ. La CGT demande que ce questionnaire comporte également un volet consacré à la santé et à la sécurité au travail.

Évolution professionnelle

La CGT cite le cas d'une salariée présente dans l'entreprise depuis vingt ans, toujours classée au niveau 1, sans aucune évolution professionnelle. Cette situation illustre le fait que certains salariés restent durablement bloqués malgré leur ancienneté.

La CGT rappelle que les engagements pris dans le cadre des accords NAO ne sont pas pleinement respectés ni effectivement mis en œuvre.

Santé, sécurité et conditions de travail

La CGT rappelle à l'employeur son obligation de protéger la santé et la sécurité des salariés et regrette que les conditions de travail n'évoluent pas suffisamment.

Face aux épisodes de canicule, qui seront amenés à se multiplier, la CGT réclame :

  • La mise à disposition de tenues de travail adaptées aux fortes chaleurs ;
  • L’installation de systèmes de climatisation lorsque cela est possible.

La CGT demande également l'annulation de toutes les sanctions disciplinaires prononcées durant cette période. Elle estime que les conditions de travail particulièrement difficiles ont généré du stress, de la fatigue et des tensions susceptibles d'altérer le comportement des salariés.

La direction indique que la canicule a également eu un impact sur le chiffre d'affaires, certains établissements ayant dû fermer temporairement.

Résultats de l'entreprise

La CGT relève que les résultats présentés demeurent globalement satisfaisants.

Elle sera toutefois particulièrement vigilante concernant les salariés des établissements fermés auxquels des congés payés ou des RTT auraient été imposés. Pour la CGT, ces fermetures relèvent de la responsabilité de l'employeur et ne doivent pas pénaliser les salariés.

La CGT invite donc les salariés concernés à vérifier attentivement leur fiche de temps du mois de juin.

Rappels sur les droits des salariés

La CGT rappelle que les salariés intermittents travaillant pendant les vacances scolaires bénéficient de deux jours de RTT supplémentaires, conformément à un accord d'entreprise.

Elle rappelle également que le 1er mai est un jour férié chômé et payé, conformément au Code du travail. La direction indique ne pas partager cette interprétation.

Part variable

La direction indique que 85 chefs de cuisine et 224 chefs gérants ont perçu une part variable.

La CGT rappelle que l'attribution de cette prime repose essentiellement sur des objectifs financiers. Elle regrette que l'évaluation ne prenne pas davantage en compte la qualité de la prestation, la satisfaction des clients, les compétences professionnelles et l'investissement des équipes.

Pour la CGT, les salariés s'impliquent quotidiennement afin d'assurer un service de qualité, mais seule la performance financière est réellement valorisée dans le calcul de la part variable.

À titre d'exemple, la CGT cite le cas d'un chef gérant ayant perçu une prime variable de 4 euros, une situation qu'elle juge inacceptable.

Temps de pause

La CGT soulève la question des pauses non prises sur certains sites et rappelle que toute pause non prise doit être rémunérée.

Elle rappelle également que les accords d'entreprise prévoient un temps d'habillage et de déshabillage de 5 minutes avantet 5 minutes après le service.

Afin de garantir le respect de ces droits, la CGT propose la mise en place d'une fiche de suivi des pauses, sous la responsabilité du chef gérant.

Primes

La CGT rappelle qu'une prime supplémentaire de 50 euros est attribuée à partir du 20ᵉ détachement.

Elle rappelle également que les salariés en contrat d'intermittence travaillant sur des sites ouverts 7 jours sur 7 et le week-end peuvent bénéficier de la PAC, de la PSM ainsi que de la prime de dimanche.

La CGT invite les salariés concernés à vérifier que ces éléments figurent bien sur leur bulletin de paie et à signaler toute anomalie.

Accompagnement des salariés

La CGT demande à l'employeur de faciliter les démarches permettant aux salariés de solliciter une évolution professionnelle.

Elle souhaite également que les managers accompagnent davantage les salariés dans leur progression de carrière. De nombreux salariés ne connaissent pas les procédures permettant de demander une évolution professionnelle, ce qui freine leur parcours et peut également compliquer certaines demandes de mutation.

Prestataire ELIS

La CGT fait remonter plusieurs difficultés récurrentes concernant la prestation ELIS : ruptures de stock, manque de linge propre et accumulation de linge sale.

Elle souligne également que la présence d'intérimaires conduit les équipes à leur fournir des tenues de travail qui ne sont pas toujours restituées au site.

La direction indique être liée par un contrat avec un prestataire unique et ne disposer, à ce jour, d'aucune solution alternative.

Prime de nettoyage

La CGT rappelle que la prime de nettoyage de 24,80 euros est due à l'ensemble des salariés concernés relevant des catégories RQNR et CQNR.

Vocabulaire employé

La CGT s'engage à ne plus employer le terme « taulier » pour désigner la direction, à la condition que celle-ci s'engage également à ne plus utiliser, à l'oral comme à l'écrit, le terme « collaborateur » pour désigner les salariés.

Pour la CGT, les salariés sont des salariés, et ce terme reflète précisément leur statut. Elle demande donc que cette appellation soit privilégiée dans les communications de l'entreprise. Car nous ne sommes pas des collabos CQFD

La CGT continuera à défendre le maintien dans l'emploi, la reconnaissance du travail effectué, le paiement intégral des heures réellement réalisées et l'amélioration des salaires.

Face à l'augmentation du coût de la vie et aux bons résultats de l'entreprise, il est plus que jamais nécessaire que les richesses produites par les salariés soient redistribuées de manière équitable.

Votre équipe CGT Compass

 

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Résumé inspiré de la réunion du CSE SMS juin 2026