Présents pour la CGT
Jacques Calilhanna, Francisca Nteka, Patrick Charles, Rémy Tharreau, Luc Pelay, Lakhdar Djellel et Béatrice Roux.
Inaptitudes : la CGT défend le maintien dans l'emploi
La réunion débute par l'examen de trois situations d'inaptitude concernant des salariés âgés de 67 ans, 65 ans et 47 ans.
La CGT constate une nouvelle fois que certains salariés disposant de plus de deux années d'ancienneté stagnent au niveau 1, faute d'avoir bénéficié d'une véritable évolution professionnelle au sein de l'entreprise.
Les propositions de reclassement soumises aux trois salariés concernés apparaissent insuffisantes.
Pour la CGT, ces salariés se sont investis durant de nombreuses années au service de l'entreprise et ne doivent pas être écartés après avoir donné le meilleur d'eux-mêmes. Nous refusons que des salariés soient « pressés comme des citrons » avant d'être renvoyés vers la précarité.
La CGT a donc demandé à la direction de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires afin de favoriser leur maintien dans l'entreprise et de rechercher des solutions de reclassement sérieuses et adaptées.
Heures supplémentaires : le CSE prêt à agir
Concernant le recensement des heures supplémentaires effectuées par les salariés, la CGT réclame la mise à disposition d'un relevé complet par établissement afin de pouvoir contrôler les heures réellement accomplies et vérifier qu'elles ont bien été rémunérées.
La CGT a également demandé la mise en place d'un carnet ou d'un système de traçabilité permettant aux salariés de consigner leurs heures supplémentaires afin de disposer d'un suivi fiable et transparent des horaires réellement effectués.
Face aux manquements constatés en matière de contrôle du temps de travail, le CSE a voté à l'unanimité la possibilité d'engager une action juridique collective afin de faire respecter les obligations légales de l'employeur.
Situation économique : toujours trop d'intérimaires
La CGT constate qu'au mois d'avril 2026, le recours à l'intérim demeure extrêmement élevé puisque 25 % des effectifs sont composés de salariés intérimaires.
Pour la CGT, cette situation est excessive. Ce sont les salariés permanents qui doivent assurer l'intégration et la formation de ces personnels, augmentant ainsi leur charge de travail.
La direction justifie cette situation par un manque de candidatures sur les postes vacants.
La CGT a rappelé que les niveaux de rémunération proposés sont insuffisants pour attirer durablement de nouveaux salariés. Tant que la question salariale ne sera pas traitée sérieusement, les difficultés de recrutement persisteront.
Salaires : des résultats positifs mais aucun partage
Les résultats du mois d'avril 2026 sont satisfaisants.
Pourtant, malgré ces bons résultats, la direction refuse toujours de rouvrir les négociations salariales alors même que l'inflation continue de peser lourdement sur le pouvoir d'achat des salariés.
La CGT dénonce une politique qui privilégie les intérêts financiers et les concessions commerciales au détriment des salariés qui créent pourtant la richesse de l'entreprise.
La CGT rappelle que la masse salariale représente aujourd'hui environ 41 % du chiffre d'affaires. Afin de parvenir à une répartition plus juste de la valeur créée, la CGT revendique une augmentation générale des salaires de 9 %.
Ouvertures et fermetures de sites
La direction a annoncé l'ouverture, au 1er juillet 2026, des résidences Domitys, représentant 102 sites.
À ce jour, le cédant n'a toujours pas communiqué le nombre exact de salariés concernés par le transfert vers Compass Group France.
Concernant l'Hôpital Américain, la direction indique que le marché n'est pas encore perdu. La CGT note toutefois qu'environ 80 % des effectifs présents sur ce site sont actuellement des intérimaires.
En revanche, le site de Saint-Laurent-la-Paix à Lagny est officiellement perdu.
Marketing et sponsoring : des moyens qui interrogent
La direction a présenté un partenariat avec des pongistes destiné à développer des actions marketing et de sponsoring dans les établissements scolaires.
Le budget annoncé pour cette opération s'élève à 60 000 euros pour une durée d'un an et demi.
La CGT s'interroge sur les priorités de l'entreprise alors que les revendications salariales des salariés restent sans réponse et que les difficultés de recrutement persistent.
La CGT continuera à défendre le maintien dans l'emploi, la reconnaissance du travail effectué, le paiement intégral des heures réellement réalisées et l'amélioration des salaires.
Face à l'augmentation du coût de la vie et aux bons résultats de l'entreprise, il est plus que jamais nécessaire que les richesses produites par les salariés soient redistribuées de manière équitable.
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